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Garde d'enfants Dossiers

Les modes de garde collective

Crèche collective

Solution privilégiée par de nombreux parents, le mode de garde collectif assure un début de socialisation pour les enfants, qui se font par ailleurs leurs défenses immunitaires collectivement ! Toutefois, ce mode de garde ne convient pas à tous les bébés d'une part, et, d'autre part, les places sont très rarement disponibles.

La crèche collective

Moins de 8% des enfants sont gardés à la crèche collective ! Les enfants sont gardés par des auxiliaires de puériculture ou des puéricultrices diplômées. 1 personne pour 5 à 8 enfants (selon qu'ils marchent ou non) pour les enfants entre 3 mois et 3 ans. Ils sont en général regroupés par section d’âge homogène.

Après, c'est l'école qui prend le relais. Les horaires sont très rigides (7h30 - 18h30), ce qui rend ce mode de garde pas toujours compatible avec la vie professionnelle des parents. Et ce d’autant plus que les crèches n'acceptent pas facilement les enfants un peu malades, ni les traitements médicaux. Les crèches sont soit municipales, soit départementales. Le coût varie selon les revenus des parents. Elles sont subventionnées par la CAF et la mairie ou le département.

La crèche collective doit avoir reçu l'agrément du président du Conseil Général et est placée sous le contrôle et la surveillance du service départemental de la P.M.I. (Protection Maternelle et Infantile). Elle est dirigée par une puéricultrice diplômée ou une éducatrice jeunes enfants. La moitié du personnel doit être titulaire du certificat d'auxiliaire de puériculture. Les enfants sont examinés régulièrement par un pédiatre.

La crèche parentale

Le système de la crèche parentale est un peu plus souple que les crèches collectives car les parents participent à la garde des enfants aidés par des puéricultrices (en général on demande 1 jour/semaine à chaque parent parfois 1 ou 2 par mois).

Le coût varie selon les revenus et l'implication des parents. Elles sont subventionnées par la CAF parfois aussi un peu par la mairie. La crèche parentale est créée et gérée par les parents eux-mêmes. Les parents participent à la garde des enfants mais la présence d'une personne qualifiée est obligatoire. Pour pouvoir créer une crèche parentale, il faut en faire la demande au centre de Protection Maternelle et Infantile (P.M.I.) placé sous l'autorité du président du Conseil Général du département ou à une Caisse d'Allocations Familiales. Les locaux doivent respecter des normes de sécurité et le bien-être des enfants.

La crèche familiale

La municipalité emploie des assistantes maternelles. Le coût est là encore indexé sur les revenus des parents. Les parents payent donc la garde à la mairie. Les assistantes maternelles se retrouvent dans des locaux municipaux 1 à 2 fois par semaine pour permettre aux enfants de profiter d'équipements communs, et de commencer la socialisation (qui sont parfois aussi les locaux de la crèche collective de la ville !).

Les horaires sont en général beaucoup plus souples. Et en cas de maladie ou de grossesse de la nounou, le remplacement est prévu par la crèche familiale. Cette appellation recouvre en fait un réseau d'Assistantes Maternelles Agréées qui accueillent à leur domicile les enfants et sont encadrées par des professionnelles (infirmière-puéricultrice, éducatrice de jeunes enfants...). Ce mode de garde se rapproche plus de l'assistante maternelle que de la crèche collective.

Dans une crèche familiale, ce ne sont pas les parents qui sont les employeurs de l'assistante maternelle. L'assistante maternelle est employée par une commune ou une association. Vous êtes donc totalement déchargés des négociations de salaire et des démarches administratives, ce qui vous laisse plus disponibles pour établir avec "votre" assistante maternelle une relation personnalisée, vous entendre sur des principes d'éducation, dialoguer au quotidien.

La responsable de la crèche rend visite régulièrement aux assistantes maternelles pour les conseiller.

La crèche d'entreprise

Ouvrir une crèche pour les enfants des salariés assure une tranquillité d'esprit aux parents qui peuvent alors mieux se concentrer sur leur travail. La crèche d'entreprise accueille les enfants de 3 mois à 3 ans. Au delà de 3 ans, les subventions CAF diminuent fortement, ce qui rendrait l'équilibre financier de la crèche.. incertain. L'amplitude horaire d'ouverture est de l'ordre de 8h/19h. En pratique, 3 personnes dont 1 éducatrice de jeunes enfants ou 1 puéricultrice au moins encadrent la structure et un emploi jeune, par exemple, aide à la cuisine et au ménage, pour une amplitude horaire de 10h pour une crèche de 16 enfants. On peut créer une crèche de structure de type parentale ou associative (association loi 1901, regroupant au moins 3 parents intéressés par une implication dans le projet) accueillant au maximum 20 enfants. Au mois 6 enfants accueillis devront être des enfants du quartier (pour pouvoir bénéficier des allocations de fonctionnement CAF).

La CAF peut prendre en charge jusqu'à 40% des dépenses d'équipement sur présentation d'un devis. En général, on part sur 220 jours de garde / an (soit 18 jours sur 12 mois ou 20 jours sur 11 mois). En étudiant les aménagements du temps de travail dans l'entreprise avec les 35 heures, cela peut diminuer jusqu'à 190 jours / an... Il faudrait peut-être donc étudier une possibilité de crèche à effectif réduit les jours de fermeture correspondant à ceux de l'entreprise au titre des 35h afin de diminuer les coûts.

Pour les locaux, il faut contacter la DDASS service crèche ou accueil petite enfance pour connaître les règles d'agrément. Globalement, comptez 120 à 160 m2 pour 16 enfants, un jardin ou une cour pour les activités motrices, 2 ou 3 dortoirs de 5 à 8 places. Il y aura ensuite des aménagements à faire (hauteur de prise, sécurité aux fenêtres, revêtement de sol...), équipement de puériculture conforme aux normes (notamment anti-feu).
Consultez l'ACEPP pour obtenir plus de renseignements : http://www.acepp.asso.fr/

Halte-garderie

Pour faire garder votre enfant de manière occasionnelle, vous pouvez vous adresser à une Halte-Garderie. La halte-garderie accueille les enfants de moins de six ans de façon, occasionnelle, quelques heures ou quelques demi-journées par semaine. (Le temps de garde ne peut excéder 20 heures par semaine.) Généralement, une journée de halte-garderie se compose de 3 unités : le matin, le temps du repas, l'après-midi. Si vous ne travaillez pas, vous pouvez disposer de 2 à 5 unités par semaine (par exemple, vous pouvez faire garder votre enfant les après-midi du lundi au vendredi). Par dérogation, si les deux parents travaillent, ils peuvent disposer de 6 à 8 unités par semaine dont 2 repas.

La Halte-garderie est le mode de garde idéal pour permettre aux mères de se libérer quelques heures, tout en favorisant l'éveil de l'enfant et son apprentissage de la vie en collectivité.

Une Halte-Garderie peut être dirigée par une puéricultrice, une éducatrice de jeunes enfants, une assistante sociale, une infirmière ou une sage-femme. Les repas ne sont pas systématiquement assurés, il peut être demandé qu'ils soient fournis par les parents. Les tarifs peuvent être à l'heure, à la demi-journée, à la journée et peuvent varier en fonction des revenus des parents.

Jardin d’enfants

Le jardin d’enfants est une structure qui accueille des enfants de plus de 2 ans jusqu’à 6 ans. C’est une alternative à l’école maternelle. Certains jardins d’enfants accueillent aussi en préparation à l’école maternelle. L'existence des jardins d'enfants dépend de la volonté des villes à s'y investir. Chaque jour, les enfants peuvent profiter d'un programme d'animations soigneusement mis au point : dessin, peinture, modelage, perles, théâtre, vidéo, chansons, contes, jeux de groupe, vélo... Les activités sont diverses de façon à ce que chaque enfant y trouve son intérêt.

Centre de loisirs

Le centre de loisirs, parce qu'il accueille les enfants (de 3 à 13 ans) de façon régulière et sur une longue période, permet aux enfants de s'investir dans des projets. Qu'ils soient lancés par des animateurs ou venant d'une idée des enfants, s'ils sont suffisamment ouverts, ils permettent à chaque enfant d'y trouver sa place, font appel à des activités de différents domaines (activités manuelles, d'expression…), favorisent les initiatives des enfants.

A l'opposé d'un travail à partir de "thèmes" imposés par des animateurs (si ce n'est le directeur voir l'organisateur) et souvent artificiels, une démarche de projets permet de rendre les enfants réellement acteurs de leur loisirs, et même de leur ville si le projet permet aux enfants d'intervenir, de rencontrer et de travailler avec d'autres acteurs de la cité. Les tarifs varient en fonction du lieu et de vos revenus. Recevant des aides de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) et des mairies, les centres de loisirs proposent des tarifs très peu élevés qui varient en fonction des ressources des parents. Le coût du centre de loisirs inclut les aides financières puisqu'il est déterminé en fonction de vos revenus. Vous pouvez déduire de vos impôts jusqu'à 25% des frais de garde versés dans la limite de 2300€ par an et par enfant de moins de 7 ans.

Publié le 22/02/2013 à 14:19:12 par Aurore Lemaître


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